lundi 1 mars 2010

Combattre l'adversité

Il n’existe à mon sens, rien de pire que le sentiment d’échec. C’est le sentiment que je tente de combattre depuis plusieurs jours déjà. Et en écrivant mon sommaire de février, j’ai réalisé que j’avais mis le doigt sur le bobo.

J’ai ce sentiment d’avoir failli. En utilisant ma carte de crédit. En voyant le résultat. J’ai effacé deux mois d’efforts. En deux ou trois tchik-tchik.

Certes, ma raison est très forte. Mais le cœur lui, n’a qu’une envie. De tout laisser tomber.

Moi et les histoires de cœur, ça ne marche pas. Car dès lors qu’il y a des émotions en jeu, j’entre dans une bulle hermétique au monde extérieur. C’est donc une période intensive de débats internes, d’introspection. Je cherche alors des réponses pour faire craquer la bulle.

Justifions l’acte

• Quand ça ne marche pas, il est plus facile d’abandonner et de rejeter la faute sur autrui ou sur les événements. De trouver toutes les excuses qui justifient l’acte d’abandon.

• C’est commode d’être endetté. C’est commode de retrouver ce sentiment d’impuissance. C’est commode de se dire « que jamais on n’y arrivera, à quoi bon ». C’est commode de retrouver ses vieux souliers, c’est si confortable. C’est ce qu’on a toujours connu.

• Pas de soucis, pas de calculs, pas de justifications, pas de blog.

Répondons à quelques questions et soyons honnêtes

Est-ce que tu as dépensé pour des choses futiles ? Non.

Aurais-tu pu faire autrement ? Non.

Était-ce de vrais imprévus ? Pratiquement. Pour la Diva qui a été malade, je n’aurais jamais imaginé que cela puisse arriver. Pour l’anniversaire du duo, les achats ont dépassé mes attentes, j’aurais pu le prévoir.

Fais-tu présentement des actions pour éviter que cela se reproduise? Oui. J’ai créé mon fonds d’urgence qui palliera aux réels imprévus. Mon budget est ajusté en conséquence de tous les événements futurs (anniversaires, paiements, fonds d’urgence, obligations, dettes, immatriculation, etc).

Es-tu toujours honnête dans ce que tu fais? Oui.

Réfléchis-tu toujours avant de prendre une décision? Oui.

As-tu fait des achats « spontanés »? Non.

Crois-tu, maintenant, avoir tout prévu? Possiblement. Le seul élément qui puisse arriver est celui dont je n’ai aucune idée qu’il puisse se produire.

S’il devait arriver un nouvel imprévu, seras-tu prête? Oui. Dans la mesure où l’événement de coûtera pas plus de 200 $ à ce jour. (Le fonds augmentera de 100$ à chaque mois).

As-tu prévu de renouer avec le succès? Totalement.

Existe-t-il une raison valable d’abandonner? Aucune.

Est-ce qu’abandonner est une solution à l’endettement? Non. C’est une régression. C’est refuser les responsabilités. C’est nier les obligations. Ce n’est pas être adulte.

Est-ce que répondre à ces questions t’ont aidé? Absolument. Je n’aurais pu m’imaginer meilleur moyen de me remettre sur pied.

La crainte du succès

Qu’est-ce que le succès : Résultat heureux obtenu dans une entreprise, un travail, une épreuve…

Est-ce à dire qu’effacer 2 mois d’efforts doivent nécessairement éliminer tous les autres succès réalisés depuis plus d’un an ?

N’est-il pas alors plus plaisant d’apprécier toutes les autres réalisations passées que de se laisser anéantir par des imprévus ?

N’est-il pas plus valorisant d’additionner plusieurs petits succès, de constater que tous ces succès ont existés et existent toujours ? Et qu’il y en aura d’autres ?

S’approprier le succès

En trouvant les bonnes questions et en y répondant de façon la plus honnête qui soit, je mets toutes les chances de mon côté. Je réponds au sentiment d’échec ; je l’élimine dorénavant de mon vocabulaire, de mes actions.

S’approprier le succès, c’est aussi combattre ce que nous étions « avant ». Comment nous faisions face à l’adversité.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus d’agir comme avant. « Avant », ce n’était pas une solution. Cela n’a jamais été LA solution.

Aujourd’hui, il s’agit d’apprécier le 5,00 $ mis de côté. Le 0,39 $ d’intérêts reçus. C’est le 10 $ économisé sur un futur peu probable gain à la loto ;-). Apprécier le succès, c’est d’avoir réussi un chili ce soir, alors que les réserves du congélateur s’épuisent. C’est de féliciter ma descendance de prendre de bonnes décisions en regard de leur petit revenu. C’est de voir aussi que grâce à des soins, mon amie est guérie. C’est de réaliser que Février m’en a fait voir de toutes les couleurs, mais que Mars, lui, a toujours été mon meilleur compagnon à vie !

Bien entendu, je ne peux m’inventer des revenus supérieurs à ceux que j’ai présentement. Je ne peux non plus faire disparaître des dettes qui sont toujours là. Mais alors. Que reste-t-il? Ma persévérance.

Il ne reste aussi qu’à répondre à une dernière question.

Abandonneras-tu ? Jamais.

Charlotte

2 commentaires:

  1. Dans ton appréciation de ta situation actuelle, je trouve que tu as négligé un aspect plus qu'encourageant à considérer: tout l'endettement que tu n'as pas accumulé depuis tout ce temps ou tu as mis ton nouveau mode de vie en branle!! Tous le précieux capital que tu n'as pas laissé s'envoler par les fenêtres!!

    Un petit coup de bine sur l'épaule pis on repart :O)

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  2. Ah Merci La Mère Michèle,

    tu as bien raison, et j'ai même ressentie la bine! Merci! :-)

    Coup de déprime envolé maintenant, et je dois avouer qu'il est indispensable de réfléchir à tous les autres bons coups. La dernière chose à faire serait de lâcher n'est-ce pas?

    Bonne journée!

    Charlotte

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